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Interview François-Henri Pinault - Président Directeur Général de PPR, Soutien officiel du film

 

Qu'est-ce qui vous a amené à soutenir ce projet en particulier ?

Notre planète va mal et nous avons tous le devoir d’agir. En tant qu’acteur et leader mondial, notre Groupe doit montrer l’exemple. C’est pourquoi, depuis plus de dix ans maintenant, PPR s’implique dans une démarche environnementale et sociale. Lorsque j’ai rencontré Luc Besson et Yann Arthus-Bertrand, j’ai très vite décidé de m’associer à leur ambitieux projet – un projet à l’échelle d’un groupe mondial comme le nôtre- et d’y impliquer PPR. L’heure n’est plus à la complainte, mais à l’action, et Yann est un homme extrêmement dynamique. C’est un entrepreneur de l’environnement au même titre qu’un artiste : l’ambition de Home tient évidemment dans les images magnifiques de Yann, mais aussi dans la diffusion du film, une grande première dans l’histoire du cinéma et de l’environnement. Grâce aux structures d’EuropaCorp, la société de Luc Besson, le film de Yann sera diffusé à l’échelle mondiale, gratuitement sur la majorité des supports. C’est cette double démarche qui m’a convaincu de me joindre à eux.

Quelles formes prend votre soutien au film ?

C’est d’abord un soutien financier à la production du film - 10 millions d’euros espacés sur trois ans – pour permettre précisément la quasi-gratuité du film, mais pas seulement. C’est aussi, et avant tout, une mobilisation générale de toutes les branches et marques du Groupe, et l’implication de nos 90 000 collaborateurs au service de l’objectif du film : faire prendre conscience au plus grand nombre de l’état de notre planète. Si l’on ajoute les familles et les proches de ces 90 000 personnes, ce sont plus de 300 000 individus que PPR pourra sensibiliser directement.

De façon plus générale, quel est votre engagement en matière de développement durable dans le fonctionnement de votre entreprise ?

L’engagement de PPR en matière de responsabilité environnementale et sociale remonte à plus d’une dizaine d’années, avec la mise en place de notre 1ère charte éthique en 1996. En 2005, un Code de conduite des affaires qui définit les principes éthiques de PPR a été diffusé à l’ensemble de nos collaborateurs. Chacune de nos enseignes développe également des opérations de solidarité en rapport avec son métier, notamment au travers de l’association SolidarCité : CFAO dans la lutte contre le SIDA, la Fnac contre l’illettrisme, Conforama en partenariat avec le Secours populaire, Gucci avec l’Unicef, etc. En 2007, nous avons franchi une nouvelle étape, en créant une Direction de la responsabilité sociale et environnementale à l’échelle du groupe PPR, qui m’est directement rattachée. C’est unique pour une société du CAC 40, et cela nous a permis de développer d’ambitieux programmes d’actions dans le domaine environnemental et social : parmi les sept missions en cours, on compte ainsi le respect de l’environnement lié aux transports – que nous utilisons beaucoup – ou à la réduction de l’impact environnemental de nos magasins.

Que répondez-vous à ceux qui jugeraient votre engagement paradoxal au regard de l’impact environnemental engendré par un groupe aussi important que le vôtre?

Il y a toujours de bonnes raisons pour ne pas agir. Notre rôle en tant qu’entreprise est double : nous améliorer nous-mêmes, et encourager la prise de conscience des autres. Nous serons critiqués ou encensés pour le soutien apporté à ce film, peu importe : l’important est que ce film se fasse, et qu’il soit diffusé au plus grand nombre. Nous avons l’ambition, avec Luc et Yann, qu’il touche au moins 100 millions de personnes sur l’ensemble de la planète, j’espère plus. Je n’ai aucun état d’âme à ce sujet : si les entreprises comme la nôtre ne s’engagent pas, je ne vois pas comment on peut espérer s’en sortir. C’est une responsabilité vitale pour les entreprises, comme pour les individus. La critique passera donc au deuxième plan, j’en fais mon affaire.

Qu'espérez-vous que le film provoquera chez le public ?

Une prise de conscience, liée à la force de conviction et à l’émotion suscitée par les images de Yann Arthus-Bertrand. Si j’en crois le succès du livre La Terre vue du ciel, le degré de sensibilisation du public sera exceptionnel quant à l’état de la planète et à la nécessité d’agir à l’échelle individuelle et collective. L’idée est vraiment de faire en sorte que les gens bougent.

www.ppr.com